Darktable 3.4 : impressionnante mise à jour du logiciel de traitement d’image

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La grande mise à jour du logiciel libre de traitement d’image est arrivée. La version 3.4 de Darktable est disponible depuis quelques jours. « Entre les dépôts darktable, rawspeed et dtdocs, il y a eu plus de 5.500 commits » cette année, se réjouissent les développeurs.

C’est quoi Darktable ?

Darktable est un logiciel open source de traitement photographique qui permet de cataloguer ses photographies numériques et d’y appliquer des corrections et effets. Il autorise également le contrôle en temps réel d’appareil photographique numérique (APN) connecté par un câble à un ordinateur.

darktable dispose de deux modes principaux, la table lumineuse et la chambre noire. darktable est livré avec plus de 50 modules de traitement d’images qui couvrent l’ensemble des besoins, depuis les opérations de base.

La mise à jour 3.4 de Darktable

L’application, qui permet de catalogue et d’éditer ses fichiers RAW sous Linux, Windows et macOS X propose un grand nombre de nouveautés dans la version 3.4, dont voici un aperçu :

de nombreux algorithmes de traitement d’images gourmands en calcul ont été mis à jour pour être plus rapides et plus évolutifs lorsqu’ils fonctionnent sur le CPU ;
un nouveau module de “calibration des couleurs” absorbe le module de “mixage des canaux” ;
trois nouveaux modes de visualisation ont été ajoutés au module filmique RVB pour aider l’utilisateur à comprendre sa fonctionnalité ;
des améliorations de l’égalisateur de ton ;
fusion et masquage linéaire relatif à la scène ;
script manager”, un script Lua maintenant accessible dans la table lumineuse ;
première version du nouveau manuel d’utilisation, désormais divisé en un projet séparé appelé “dtdocs”, complètement réorganisé et réécrit dans une structure plus facile à maintenir en utilisant Markdown.

Les nouveautés sont largement détaillées en français sur cette page de blog.

Télécharger Darktable

L’application est disponible gratuitement sur Windows, macOS X et, bien entendu, Linux. Des paquetages pour Ubuntu, openSUSE, Arch Linux, Fedora, Gentoo, Debian, Solaris et beaucoup d’autres distributions et systèmes sont directement accessibles depuis cette page.

Liens

Site web officiel
Téléchargement (Linux, Windows, macOS X)
Darktable FR
Présentation de la version 3.4 (en français)

Source toolinux.com

Tutanota, service d’e-mail crypté le plus sûr au monde ?

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C’est le message que tente de faire passer l’entreprise allemande dans un blog très offensif consacré aux atouts du service, dont une totale absence de suivi et l’utilisation exclusive de technologies open source.

Pour Matthias Pfau, face aux marketing féroce de nombreux services de courrier électronique, il fallait rassembler les faits et expliquer en détail « pourquoi Tutanota est le service de messagerie électronique le plus sûr au monde« . Il a donc pris la plume sur le blog officiel, un article depuis lors traduit en français.

Quels sont donc les atouts de Tutanota qui permettraient d’en faire l’e-mail le plus sécurisé au monde ? Plusieurs facteurs, selon Pfau : « Sur nos serveurs ou sur vos appareils : chez Tutanota, toutes les données sont toujours cryptées de bout en bout. (…) Nous ne proposons pas le protocole IMAP, car il ne fonctionnerait que si nous envoyions des données décryptées à votre appareil.
(…) Même lorsque vous effectuez une recherche dans votre boîte aux lettres cryptée à Tutanota, l’index de recherche est crypté et stocké localement avant que vous puissiez rechercher vos données en toute sécurité. »

Parmi les protocoles de sécurité utilisés, citons SPF, DKIM et DMARC : « Ces trois protocoles sont nécessaires pour renforcer l’infrastructure contre l’intrusion du phishing et du spam. Tutanota ajoute une couche supplémentaire à cette protection en permettant à ses utilisateurs de signaler les cas de hameçonnage« .

Sur l’open source, l’éditeur persiste : « Nous avons publié tous les clients de messagerie électronique en open source afin que les experts en sécurité puissent toujours vérifier le code. Jamais de porte dérobée de cryptage à Tutanota. (…) Nous n’utilisons aucun service Google, tel que Google Push ou Goggle reCaptcha, pour nous assurer que ce géant de la Silicon Valley ne puisse pas vous suivre en vérifiant votre boîte aux lettres sécurisée ou votre agenda crypté. »

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Source toolinux.com

La Fondation Linux crée une certification pour débutant

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Il faut bien démarrer un jour et la Fondation Linux veut mettre le pied à l’étrier des débutants qui envisagent une carrière dans l’open source. Elle a donc lancer une certification accessible à ces personnes-là.

Pour attirer plus de candidats vers les métiers de l’open source, la Fondation Linux a lancé une initiative originale de certification. Baptisée, LFCA (pour Linux Foundation Certified IT Associate), elle valide un niveau débutant sur les connaissances à avoir sur l’écosystème Linux. Cet examen coûtera 300 dollars.

Dans le détail, les candidats devront répondre à 60 questions, réparties en six catégories : principes fondamentaux de Linux, de l’administration système, du cloud computing, de la sécurité, de DevOps, et le support aux applications et aux développeurs. Le test se déroulera en ligne via une webcam et un partage d’écran. Pour préparer l’examen, les participants ne seront pas livrés à eux-mêmes. Il existe quelques cours fournis par la Fondation et il est possible aussi de suivre des MooC edX qui sont également gratuits et couvrent des sujets tels que Linux, le cloud et les bases de DevOps, ainsi que l’ingénierie de la fiabilité des sites.

Un tremplin pour d’autres certifications

Ceux qui terminent la formation et obtiennent le certificat pourront passer à la certification intermédiaire Linux Foundation Certified SysAdmin (LFCS), et à la certification avancée Linux Foundation Certified Engineer (LFCE). A noter que les personnes intéressées peuvent s’inscrire immédiatement, les premiers examens étant disponibles après le 15 janvier. Le test est bien évidemment en langue anglaise.

Cette initiative s’adresse principalement à ceux ou celles qui sont intéressés par une carrière dans l’IT et veulent obtenir une certification professionnelle pour démarrer. Le monde de l’open source recrute beaucoup et un rapport récent de la Fondation Linux montrait que 93% des entreprises avaient du mal à recruter des talents dans ce domaine. Un tel certificat devrait séduire plus de candidats…

Source lemondeinformatique.fr

Pourquoi l’open source continue d’inspirer (et de s’imposer à) Tutanota

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Dans un article de blog saluant le sixième anniversaire du service de courrier électronique crypté, les développeurs de Tutanota expliquent pourquoi ils ont immédiatement pris le chemin de l’open source et pourquoi cela va se poursuivre.

Début septembre, Tutanota soufflait sa 6e bougie. Comment tout cela a-t-il commencé ? Par un constat : « Il est très difficile de mettre en place un service qui offre un véritable courrier électronique open source, car de nombreux services de Google sont si pratiques pour les développeurs qu’il faut beaucoup d’efforts pour les remplacer« . La première étape suivie par les développeurs a donc été de publier le client de messagerie web en tant que projet open source sur Github en 2014.

Le choix de l’open source

« L’open source garantit que de nombreuses personnes peuvent examiner le code pour s’assurer qu’il ne contient aucune faille de sécurité. L’open source rend également impossible l’introduction clandestine d’une porte dérobée de cryptage dans le code. »

Ont rapidement suivi, en décembre 2014, les applications Tutanota Android et iOS, elles aussi en open source : « Nous avons construit notre propre captcha pour pouvoir prévenir les inscriptions massives abusives sans avoir recours au reCaptcha de Google. »

Les défis à venir

Pour répondre aux attentes des utilisateurs face notamment à Gmail et Microsoft365, mais aussi à Protonmail et bien d’autres acteurs, quatre pistes ont été clairement identifiées. Elles constituent en quelque sorte la feuille de route de Tutanota pour 2021.

De nouveaux clients de bureau

Des clients de bureau Tutanota existent depuis fin 2018 et sont publiés en open source. Ceux-ci vont être considérablement améliorés, à la fois sur Windows, macOS et Linux, « avant de les sortir de la version bêta« .

Importation de courrier électronique

C’est l’une des fonctions les plus réclamées et pour cause : les utilisateurs de Tutanota souhaitent importer leurs courriels, mais voilà : « l’importation et le cryptage de grandes boîtes aux lettres dans Tutanota nécessitent beaucoup de trafic et de puissance de calcul« . Bonne nouvelle : cette fonction a déjà élaborée. Il faut à présenter « créer cette fonctionnalité complexe et l’ajouter aux clients de Tutanota« .

Support hors ligne

« Nous prévoyons d’ajouter une disponibilité hors ligne aux clients de Tutanota« , assure-t-on du côté des développeurs. Cette fonction a pris encore plus d’importance depuis que « Tutanota a été victime d’une attaque DDoS deux week-ends du mois d’août« . Cette fonction semble « en tête de la liste de priorités« .

Vue conversation

Depuis Gmail, difficile d’imaginer un service de courriel sans la vue conversation. Là encore, la fonction figure bien sur la feuille de route de Tutanota, mais sans date de sortie précise : « Nous prévoyons de mettre en place une option d’affichage des conversations dans tous les clients de Tutanota afin que vous puissiez utiliser l’affichage des conversations dans le navigateur, sur votre téléphone et avec les clients de bureau« .

La fameuse feuille de route avait été publiée en janvier 2020, lors du déménagement de l’équipe dans de nouveaux bureaux à Hanovre, dans le Nord de l’Allemagne.

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Les emplois Linux et open source plus tendances que jamais

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Si vous cherchez à lancer votre carrière dans l’univers tech, il pourrait être intéressant de perfectionner vos compétences dans le domaine de Linux et des logiciels open source.

 

The Linux Foundation et edX, la principale entreprise de formation en ligne, ont publié ce 26 octobre le rapport 2020 sur les emplois de l’open source.

Une fois de plus, malgré la pandémie de Covid-19, la demande de compétences en matière de technologies open source est en augmentation. 37 % des responsables du recrutement disent qu’ils vont embaucher davantage de professionnels des technologies de l’information dans les six prochains mois.

L’open source est une priorité pour l’avenir

Plus précisément, 81 % des responsables du recrutement affirment que l’embauche de talents issus de l’open source est une priorité pour l’avenir. 56 % d’entre eux prévoient d’augmenter de recruter des professionnels de l’open source dans les six prochains mois.

Pourquoi ? La réponse à cette question est simple. Comme l’a révélé une récente enquête Red Hat, 86 % des responsables informatiques soulignent que les entreprises les plus innovantes utilisent des logiciels open source, citant comme raisons principales des solutions de meilleure qualité, un coût plus faible, une meilleure sécurité et des capacités natives cloud. Ainsi, même en ces temps difficiles, la demande de savoir-faire en matière de logiciels open source est plus forte que jamais.

A quel niveau ? 93 % des responsables du recrutement déclarent avoir du mal à trouver des employés qui connaissent les programmes open source. En effet, 63 % déclarent que leur organisation soutient ce type de projets avec du code ou d’autres ressources, juste pour pouvoir recruter des personnes ayant ces compétences logicielles. En 2018, seuls 48 % avaient cette démarche.

Le cas de SUSE

Il ne s’agit pas seulement d’entreprises qui sont nouvelles dans le domaine de l’open source et qui essaient de se présenter sous un jour favorable à des employés potentiels bien informés. SUSE, qui est l’un des principaux distributeurs de Linux depuis près de 30 ans, l’utilise. La directrice des ressources humaines de SUSE, Marie Louise van Deutekom, explique que « SUSE examine les contributions dans le cadre de notre stratégie de recrutement. C’est formidable de voir à quel point les gens contribuent réellement à ces communautés au fil du temps ».

Pourquoi ? « Parce que pour réussir dans une organisation open source », précise-t-elle, « il faut être fiable, digne de confiance et accessible. La crédibilité est extrêmement importante pour SUSE. Nous nous appuyons sur la transparence et utilisons cette stratégie lorsque nous travaillons avec nos clients et nos partenaires ».

De plus, poursuit-elle, « il est important de se considérer en apprentissage permanent, et de montrer sa volonté d’apprendre. L’une des conclusions du rapport de cette année est que 47 % des employeurs sont prêts à payer pour des certifications professionnelles, contre 33 % en 2016. Profitez de ces opportunités pour développer vos compétences et affiner votre expertise ».

L’importance du DevOps

Parmi les autres conclusions clés du rapport 2020 sur les emplois open source, on peut citer :

  • Le développement du DevOps : il s’agit des professionnels les plus recherchés, 65 % des entreprises cherchant à recruter davantage, contre 59 % en 2018.
  • Le nombre d’embauches est en baisse, mais elles ne sont pas gelées en raison de la Covid-19 : malgré la pandémie et le ralentissement économique, 37 % des responsables du recrutement prévoient d’embaucher davantage de professionnels de l’informatique prochainement.
  • La formation en ligne a gagné en popularité avec la pandémie : 80 % des employeurs indiquent qu’ils proposent aujourd’hui des formations en ligne pour permettre à leurs employés de maîtriser des logiciels open source, contre 66 % il y a deux ans.
  • Les certifications gagnent en importance : 52 % des recruteurs sont susceptibles d’embaucher une personne possédant une certification, contre 47 % il y a deux ans. Ils sont également prêts à payer pour des certifications. 74 % des employeurs proposent désormais de payer pour les certifications de leurs employés, contre 55 % en 2018, 47 % en 2017 et seulement 34 % en 2016.
  • Les technologies du cloud sont en vogue : en termes de domaines de connaissance, les recruteurs indiquent que la connaissance des technologies du cloud est parmi les principales compétences recherchées, 70 % d’entre eux étant susceptibles d’embaucher un professionnel possédant ces compétences, contre 66 % en 2018.

Le DevOps est devenu le premier critère de recherche : 65 % des entreprises cherchant à recruter des talents dans le domaine. La demande de développeurs passe donc au deuxième rang (59 %), pour la première fois dans l’histoire de ce rapport. Les ingénieurs restent en troisième position, avec 56 %, suivis par les architectes (41 %). Les administrateurs système ont connu une baisse massive, passant de 49 % en 2018 à 35 % aujourd’hui. Ce qui s’explique probablement par le fait que ces derniers sont passé de leur travail traditionnel, axé sur les serveurs, à un travail plus large, dans le spectre du DevOps.

Lorsqu’il s’agit de compétences spécifiques, les recrutent cherchent des candidats qui connaissent les technologies de l’informatique dématérialisée. 70 % d’entre eux sont susceptibles d’embaucher un professionnel possédant ces compétences, contre 66 % en 2018. Linux suit de près, avec 69 %. La sécurité est le troisième domaine de connaissance le plus recherché, par 48 % des recruteurs. Si vous maîtrisez ces trois domaines, vous pouvez rédiger votre propre descriptif de poste.

Plus de formation

« 2020 a été une année difficile pour tous, mais il est encourageant de voir que l’open source continue à offrir tant de possibilités », se réjouit Jim Zemlin, directeur exécutif de la Linux Foundation. « La Linux Foundation et nos membres continueront à travailler pour fournir des avancées technologiques qui profitent à tous, tout en s’efforçant de rendre plus accessibles les possibilités éducatives de l’open source. »

En effet, au cours de cette dernière année, la Linux Foundation a lancé nombre de nouvelles formations sur Linux et l’open source. Parmi elles figurent un Bootcamp pour les ingénieurs du cloud, une nouvelle certification informatique pour débutants et un Bootcamp avancé pour les ingénieurs du cloud. En 2020, la fondation a également accueilli le millionième étudiant dans sa formation gratuite d’introduction à Linux.

Le rapport se base sur des données provenant de plus de 175 responsables du recrutement de groupes, PME, administrations ou agences de recrutement du monde entier. Il s’appuie également sur les réponses de plus de 900 professionnels de l’open source.

Pour en savoir plus, le rapport complet est disponible ici en téléchargement.

Source : zdnet.com

Appel d’offres de la Centrale d’Achat de l’Informatique Hospitalière sur le logiciel libre

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La CAIH (Centrale d’Achat de l’Informatique Hospitalière) vient de lancer un appel d’offres pour proposer des logiciels libres à ses 1 200 membres établissements de santé. C’est une bonne nouvelle et l’April encourage les entreprises du libre à se saisir de cette opportunité. La date de clôture est le 25 septembre 2020 à 12 h 30.

Pour rappel, la CAIH a un accord-cadre avec Microsoft depuis 2015, renouvelé en 2019 pour quatre ans. Cet appel d’offres est donc plutôt un bon signe d’une volonté de la CAIH de proposer une alternative respectueuse des libertés et des données personnelles. L’appel d’offres porte sur la fourniture 1:

  • D’étude de faisabilité, de chiffrage et d’analyse de risque de migration d’un pan fonctionnel du SI de santé vers de l’Open Source ;
  • De solutions « clients », « serveurs » et services en ligne « Open Source » agréé HDS ou opérés sur des cloud HDS de nos adhérents ;
  • De prestations de migration depuis les technologies « Oracle » et « Microsoft » vers de l’Open source ;
  • De services de maintenance, de tierce maintenance applicative, de prestations autours de technologies Open Source ;
  • De services d’infogérance de solutions Open Source.

Le CCTP (cahier des clauses techniques particulières) détaille les besoins fonctionnels et les unités d’œuvre : étude de faisabilité de migration vers le libre ; poste de travail libre ; serveurs ; visioconférence ; espace collaboratif ; suite bureautique libre et logiciels métiers ; base de données pour remplacer Oracle… C’est un marché qui couvre donc de très nombreuses technologies libres.

Le contrat est un accord-cadre mono-attributaire non alloti 2. L’April regrette ce choix. L’accord-cadre multi-attributaire est la règle par défaut de la commande publique. Notamment parce que cela permet de renforcer la concurrence en permettant aux entreprises type PME d’accéder plus largement aux marchés publics. Et le monde du logiciel libre est avant tout constitué de PME. Espérons que cela n’empêchera pas des réponses à cet appel d’offres, soit par une entreprise unique soit par un groupement d’entreprises.

Tous les documents utiles pour répondre à cet appel d’offres sont disponibles sur la plateforme des achats de l’État.

Source april.org

Rothschild Patent Imaging vs GNOME : un cas particulier de brevet résolu, mais pas de jurisprudence

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La Fondation GNOME règle un problème de brevet et obtient un engagement de non-poursuite pour tout logiciel publié sous une licence de logiciel libre approuvé par l’Open Source Initiative. Contrairement à l’annonce initiale, la Fondation GNOME n’est pas allée en justice pour faire invalider ce brevet.

En octobre 2019, la Fondation GNOME, attaquée par un patent troll 1, avait décidé de répliquer en justice pour se défendre et défendre les communautés du logiciel libre contre les abus du système de brevets. L’April avait soutenu la Fondation dans sa démarche en faisant un don au fonds de défense de GNOME contre les trolls des brevets.

GNOME est un environnement de bureau libre, facile d’utilisation, convivial dont l’objectif est de rendre accessibles les systèmes d’exploitation libres. Comme elle l’expliquait, la fondation GNOME était attaquée par un patent troll Rothschild Patent Imaging (RPI) pour atteinte à un brevet relatif à la distribution d’images (concernant Shotwell le logiciel de GNOME d’organisation d’images et de photos). La Fondation avait décidé de ne pas se laisser faire et avait décidé d’aller en justice pour « envoyer un message à tous les trolls de brevets dans le domaine du logiciel ».

En effet, dans son annonce d’octobre 2019, la Fondation GNOME annonçait notamment une requête en irrecevabilité du brevet pour le faire invalider : « Nous voulons envoyer un message à tous les patent trolls dans le domaine du logiciel — nous nous battrons, nous gagnerons et nous ferons reconnaître l’invalidité de votre brevet. »

Le 20 mai 2020, La Fondation GNOME, Rothschild Patent Imaging et Leigh M. Rothschild ont annoncé que le différend avait été réglé : la Fondation a obtenu une clause de non-poursuite pour tout brevet détenu par Rothschild Patent Imaging. De plus, l’accord prévoit que les logiciels libres sous licence Open Source Initiative (consulter la licence des licences) ne pourront pas être poursuivis par Rothschild Patent Imaging sur l’ensemble des brevets (une centaine).

Cet accord est sans doute un bon accord pour GNOME et permet de neutraliser une centaine de brevets pour les logiciels libres sous une licence validée par l’OSI. Mais au final la Fondation considère le brevet logiciel pour lequel RPI attaquait – et incidement tous les autres de son portefeuille – comme valide. Cet accord à l’amiable résout un cas particulier – la menace des brevets de RPI – alors que la contre-attaque annoncée par GNOME aurait pu donner lieu à une jurisprudence s’étendant au-delà de ce seul cas, dans un domaine où justement les jurisprudences sont rares. Les patent trolls ont tout intérêt, en évitant les procès, à maintenir l’incertitude juridique qui est un élément déterminant de leur capacité de nuisance.

Source april.org

ASSEMBLÉE NATIONALE : Lettre à mon député

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Monsieur le député,

Je sais que vous devez en ces jours, être très occupé.

Mon intervention auprès de vous a pour objet de vous demander d’intervenir auprès de nos dirigeants pour que, si elle voit le jour, soit placée en « Open source » afin que les associations, développeurs, soient en mesure d’analyser le code de cette application.

 

Contrairement à l’idée reçue par la grande majorité de nos concitoyens, une application qui peut être « décortiquée » est le seul moyen de la faire accepter par la majorité.

Sur un autre sujet, pouvez vous demander à ce que soit remplacé « contact tracking » par « suivi de contact ».  Nos ministres ne devraient-ils pas donner l’exemple ?

Recevez, monsieur le député, mes respectueuses salutations.

— Sa réponse

Monsieur,

Je note ces excellentes réflexions que je transmets au ministre chargé du numérique Monsieur Cedrc O.
Je verserais au débat parlementaire sur l’application « stop covid » vos demandes s’il ne les retient pas d’emblé.
Je ne m’avancerais pas sur la faisabilité et surtout sur l’utilisation effective et suffisante d’une telle application qui me laisse, dans l’état actuel des choses, septique.

Votre dévoué

DERNIÈRE MINUTE (lien de téléchargement)

J’ai reçu ce matin la lettre que mon député a fait parvenir à M Cédric O Secrétaire d’Etat chargé du numérique. Elle reprend point par point tous les arguments que je lui avais transmis.

Espérons …

Source Yves lsdm.live

Une seule conférence pour openSUSE et LibreOffice en octobre 2020

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Cette année, LibreOffice et openSUSE font cause commune autour de leurs conférences annuelles du 13 au 16 octobre à Nuremberg. Des orateurs sont recherchés.

Les projets openSUSE and LibreOffice combineront à Nuremberg, en Allemagne, leurs conférences annuelles. L’occasion de célébrer les 10 ans d’openSUSE et 15 ans de LibreOffice.

L’événement aura lieu du 13 au 16 octobre prochains au Z-Bau à Nuremberg. Pour l’heure, le programme n’est pas encore finalisé et les organisateurs recherchent des orateurs et conférenciers.

Thématiques de 2020

Les sujets doivent tourner autour des thématiques suivantes :

Développement, API, extension, technologies futures
Assurance qualité
Localisation, documentation et projets linguistiques
Convivialité, design et accessibilité de LibreOffice
Format Open Document, Document Liberation et interopérabilité
Soutenir, faire la promotion et le marketing de LibreOffice

Idéalement, les textes doivent être placés sous la licence Crative Commons suivante : « Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 License ».

Comment envoyer sa proposition

Les propositions doivent être soumises au plus tard le 30 juin prochain via le site web officiel.

Source toolinux.com

La fondation Linux veut améliorer la sécurité de l’open source

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La Linux Foundation annonce un partenariat avec l’Open Source Technology Improvement Fund (OSTIF) pour développer ensemble des audits de sécurité.

La fondation Linux annonce ce mardi «un partenariat stratégique pour améliorer la sécurité des logiciels open source, devenue critique pour l’infrastructure mondiale», avec l’Open Source Technology Improvement Fund (OSTIF).

Le logo de la fondation Linux

Les deux organisations vont développer ensemble des audits de sécurité «pour les communautés open source largement étendues». La Linux Foundation va ainsi augmenter ses travaux sur les audits de sécurité – elle indique avoir déjà investi plus d’un million de dollars dans une vingtaine de projets open source à ce jour – en y incluant des experts du réseau de l’OSTIF.

« Renforcer la confiance » dans l’open source

Ce dernier «partagera les ressources disponibles via le Community Bridge de la fondation Linux, un écosystème de financement et de soutien pour les développeurs et les projets, avec sa communauté pour aider à lever des fonds pour de nouveaux audits».

Amir Montazery, vice-président de l’OSTIF, salue dans le communiqué des deux organisations «la capacité de la fondation Linux à collecter des fonds auprès de toutes les industries pour soutenir des milliers de développeurs à travers le monde, sans précédent».

Dans le cadre de ce partenariat, la fondation nommera son vice-président des programmes stratégiques, Mike Dolan, au conseil consultatif de l’OSTIF. Ce dernier commente le rapprochement des deux entités comme une «collaboration naturelle qui, nous l’espérons, renforcera la confiance dans la chaîne de fourniture mondiale des logiciels open source qui sous-tend la société moderne».

Comme la fondation, l’OSTIF est un organisme à but non lucratif, qui repose sur des levées de fonds auprès du public et des dons d’entreprises et d’entités gouvernementales.

On trouve dans son conseil consultatif des représentants entre autres de Red Hat, Internet Security Research Group (l’ISRG est lui-même soutenu par Mozilla, l’EFF, Cisco, Akamai et l’université du Michigan), F-Secure, DuckDuckGo, OpenSSL (de son comité de management)…

Source zdnet.fr